Elle faisait la sieste dans sa chambre, la tête couverte d’un châle quand elle entendit quelqu’un frapper à la porte. Joyeuse, comme d’habitude, elle régla son châle, sa robe et se précipita à ouvrir la porte en croyant que c’était son mari Salh. D’un instant, la joie qui se voyait sur son visage s’est envolée…C’était un policier qui venait lui dire que son mari est mort dans un accident.
Face à cette douloureuse nouvelle, Fatima se mit à pleurer et à crier.Tout le quartier est venu la consoler. Hommes, femmes, filles et garçons étaient fortement touchés par la mort de Salh car il était un homme brave et honnête. La pauvre Fatima n’a pas pu supporter la mort de son mari, dans un petit coin de sa triste chambre, elle ne cessa de pleurer toute la journée, et entre ses larmes elle murmura : «Si Salh, mon chéri, ou es-tu ? À qui tu m’as laissé ? Je vais mourir sans toi… ».Les femmes du quartier croyaient qu’elle est devenu folle.
Une semaine après, une belle et jeune femme accompagnée d’un petit garçon d’environ 4ans vient lui dire que son mari Si Salh est aussi le sien. Prise par une frénétique colère, Fatima gifla la jeune femme en criant et en l’accusant d’avoir dite des mensonges. Une grande foule de gens ferma la petite ruelle en s’interrogeant sur l’identité de cette femme. Cette dernière expliqua aux voisins de Fatima, en montrant des papiers de justification, que Si Salh était son mari depuis 6ans. Devant cet inattendue et incroyable nouvelle, Fatima furieuse, enlève sa djellaba blanche en insultant son mari puis tomba sur terre et perdit conscience. Ses amies viennent l’emporter en essayant vainement de la réveiller. Plus tard, l’ambulance vint l’emporter à l’hôpital. Après trois heures, tout le quartier n’a qu’un seul et unique sujet : la mort de Fatima.
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