Samedi 28 avril 2007
Si le Rock, le Rap et les styles francs et modulants n’éveillent plus en vous l’émotion, la sensation et la rage de la musique, une mystérieuse musique safiote pourrait s’en charger…
Cette musique d’origine arabe s’adresse aux notables et aux dignitaires dont elle exalte la vaillance, le courage et la bravoure…
Par beaucoup d’aspects, elle s’apparente à la geste Hilalienne (une tranche importante des tribus des Béni Hilal).
Elle est un fait social, elle peut être un cri de ralliement, un soupir d’amour ou une complainte.Al Aïta raconte la nostalgie et les aspirations, les plaisirs comme les douleurs, et devient une chanson gazette, un refuge.
En plus, il existe à Safi une Aïta spéciale appelée Haçba. Son caractère
Triste et secret le rend sacré et mystérieux. Les Ayout sont souvent chantées par un groupe d’hommes et de femmes (chikhates) qui exécutent devant le public des danses sensuelles (jeux de ventre, de hanches, ondulations et frémissements du corps, balancement de la chevelure…).
Atravers le cheminement de ces chants et danses, on découvre une histoire Sociale, des héros, des personnages mythiques, une mémoire rurale ancestrale. L’on se rappelle encore de Fatima al Kobbas, de chikha Zahhaf, de Bouchaib al Bidaoui, de Mohamed Da’baji et Fatna Bent Lhoucine Ou de Hajja Hamdaouia qui continue à intéresser des nostalgiques par sa représentation du vrai Aïta.
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Par mohamed lahlali
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Publié dans : Musique
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